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L'affaire fait grand bruit en France, un jeune Français, qui était inscrit au registre des donneurs de moelle osseuse, n'a pu donner sa moelle à un receveur après qu'il ait révélé au médecin son homosexualité. Il a entamé une grève de la faim.Les faits remontent au 15 mai dernier. Frédéric Pecharman, inscrit au registre des donneurs depuis 1995, est appelé pour un don de moelle osseuse. Arrivé sur place, il estime, "par honnêteté" et pour "anticiper les choses", devoir informer le médecin de son exclusion du don de sang du fait qu'il est homosexuel. Celui-ci lui répond alors qu'il ne peut pas non plus faire un don de moelle osseuse, "par mesure de précaution".
Une décision que l'intéressé qualifie d'injuste et de discriminatoire. "
On a une chance sur un million de trouver un donneur compatible. Ils ont interdit à cette personne d'avoir une chance supplémentaire d'être sauvée, de peur que je lui transmette le sida, que je n'ai pas, je tiens à le préciser, j'ai fait le test et il est négatif", explique-t-il sur
Europe1.
Aujourd'hui, il a entamé une grève de la faim pour dénoncer cette situation. Pour sensibiliser le public et les médias, Frédéric Pecharman s'est installé à l'entrée d'un métro à Toulouse. Il a également constitué un collectif de citoyens pour réclamer une modification de la législation.
Un arrêté du 12 janvier 2009 fixe, en effet, "les critères de sélection des donneurs de sang". Les dons "
d'homme ayant eu des rapports sexuels avec un homme" y sont présentés comme une contre-indication "permanente".
(C. Biourge)